Lettre ouverte à Monsieur le Maire

Monsieur le Maire, ce document a pour objectif de vous sensibiliser aux dysfonctionnements qui nuisent au bon déroulement de l’école maternelle Jules Ravat.

Il est à souligner que tous les problèmes se sont greffés les une aux autres et qu’ils ont abouti à de nombreuses complications.

Or, après discussion avec la Directrice, les enseignants et les ATSEM, il s’avère que de nombreux problèmes sont solubles sans pour autant engendrer un énorme surcoût économique pour la commune.

I. Les dysfonctionnements

    A. La chaudière

        Elle est à changer et elle est budgétée. Mais quand sera-t-elle remplacée? Lors des prochaines vacances d’été? Un peu tard non ? Surtout qu’elle est déjà tombée en panne en novembre et que les enseignants ont accueilli leurs élèves dans des classes où il régnait la « douce » température de 15°C. emoticone

Accepteriez-vous de travailler dans de telles conditions ? J’en doute !

    B. Les toilettes

         Ceux du bâtiment sis avenue Jules Ravat émettent une terrible odeur d’égouts qui prend au nez, à la gorge et aux yeux ! emoticone

Accepteriez-vous de vous rendre en ces lieux ? J’en doute aussi !

Quant à ceux du bâtiment situé avenue Jean Jaurès, à l’étage, il n’y a que 2 toilettes pour une classe entière ! Un pour les filles et un pour les garçons. Et celui des adultes est bouché depuis plus de 2 ans !

Que dire aussi de la vétusté des robinets ! Vous risquez à tout moment de vous retrouver trempés parce que qu’il faut manier les robinets avec délicatesse. Autant dire que des enfants âgés de 3 à 5 ans ne comprennent pas qu’il faille manipuler ces antiquités avec précautions, et ceci malgré les recommandations perpétuelles des ATSEM.

En outre, afin que vous saisissiez mieux les raisons pour lesquelles il est si important que vous fassiez réaliser des travaux dans cette école, concernant les sanitaires, je vous prie de bien vouloir trouver ci-dessous des articles concernant la propreté des toilettes dans les écoles de France et leur impact sur la santé de nos enfants.

« On aime encore… que les toilettes dans les écoles soient propres.

Pourtant, ce n’est malheureusement pas le cas ! Elles sont trop souvent sales, ce qui oblige les enfants, surtout les petites filles, à se retenir.  D’après une étude réalisée auprès de 150 fillettes de 8 à 12 ans, celles-ci souffriraient de maux de ventre, de brûlures, de fuites urinaires et de troubles de la miction.

Le Pr Michel AVEROUS (urologie pédiatrique au CHU de Montpellier) constate chaque année dans son service « qu’un millier de fillettes souffrent ».

Il est tant d’agir et d’offrir une vraie toilette… aux toilettes de nos écoliers !« 

Article paru dans « Enfant Magazine » n° 364 de Décembre 2006

« Pour un mieux vivre de l’enfant à l’école, Santé – Hygiène – Handicap, Rapport de synthèse d’une enquête nationale de 2006.

[...] Les sanitaires sont également trop souvent vétustes, et peu sont totalement conformes [...]. Les cabines ne sont pas toujours séparées filles/garçons. Il est ainsi noté dans une union que seules 51 % des cabines ferment effectivement. Les filles devraient pouvoir aller aux WC sans crainte, ce qui suppose que le passage aux toilettes soit systématique, collectif et surveillé.

Une union regrette que l’enquête ne s’interroge pas sur le lieu des installations sanitaires car on trouve, encore trop souvent,des écoles équipées de WC situés au fond d’un préau où l’eau est coupée l’hiver.

Une union signale que 42 % des installations sont dépourvues de papier toilette, que 11 % ne sont pas pourvues de savon. Sur ce sujet, on dénote en core la présence d’essuie-mains en tissu, au mépris de la réglementation et l’on signale que les distributeurs de savon liquide, parfois éloignés des robinets utilisés, sont la cause de dangereuses glissades.

Il est souvent noté que, dans les écoles maternelles, la rénovation et la modernisation des toilettes seraient nécessaires, en particulier l’installation de paravents ou de cabines pour respecter l’intimité des petits élèves. On peut, en effet, s’interroger sur ces alignements de pots de faïence qui mettent les enfants les uns à coté des autres sans aucune pudeur.

Il y a donc, encore, beaucoup à faire pour créer un environnement toujours favorable à l’hygiène alors que les problèmes d’hygiène sont sources d’absentéisme. L’école serait-elle le dernier endroit où l’on puisse se laver les mains avec de l’eau chaude et du savon et se les essuyer avec autre chose qu’un torchon sale et trempé ? Ce qui existe partout en matière d’hygiène, dans tous les lieux de travail et tous les lieux publics est absent dans les écoles. Ce qui serait intolérable pour des adultes est trop souvent accepté pour nos enfants.

En conclusion sur ce chapitre, le renforcement de l’hygiène à l’école doit mettre en exergue les éléments indispensables contribuant à préserver la santé à l’école et, ce faisant, contribuer à réduire l’absentéisme:

  • Installer des tapis-brosses à l’entrée de l’école et des classes,

  • Se laver les mains avant et après chaque activité en utilisant du savon,

  • Utiliser des serviettes en papier jetable à défaut de sèche-mains,

  • S’habituer à se déchausser en entrant dans la classe car ce sont par les chaussures que les bactéries entrent dans l’école.

  • Hygiène accrue dans les toilettes de certaines écoles dont l’entretien n’est qu’apparent. [...]« 

Article paru dans « Le délégué de l’Education Nationale » n° 209 de Décembre 2006

« Hygiène à l’école : autour des sanitaires, le tabou.

Comment faire de l’éducation pour la santé à l’école alors que les règles les plus élémentaires de l’hygiène n’y sont pas respectées, les élèves devant s’accomoder de sanitaires déplorables ? [...]

Les sanitaires souffrent de problèmes récurrents : manque de propreté, odeurs, fermeture défaillante des portes, absences de robinets, d’éclairage, de savons ou d’essuie-mains… [...]

Les implications médicales du non-respect d’un minimum d’hygiène corporelle sont parfaitement connues en termes de pathologies (infections urinaires ou génitales, troubles mictionnels, constipations), d’épidémie et de psychologie. [...] Mais quand le sujet est abordé, les réponses sont incontournables : manque de moyens financiers, de personnel d’entretien et de surveillance. »

Extrait de l’introduction d’un article paru sur le site Internet www.inpes.sante.fr

Il faut reconnaître que les toilettes de l’école maternelle Jules Ravat semblent propres. Cependant, ils ne donnent vraiment pas envie de s’y rendre. De plus, qui vous dit qu’aujourd’hui aucune enfant ne souffre de problème urinaire parce qu’il lui est psychologiquement impossible de faire dans ces lieux et donc qu’il se retient toute la journée ?

    C. Le ménage

        Il est fait en dépit du bon sens ! Il est fait pendant les temps de garderie et d’école… Il est même surprenant qu’aucun enfant qu’aucun adulte ne se soit cassé une jambe dans les escaliers du bâtiment situé avenue Jean Jaurès. En effet, la serpillère est passée alors que les enfants sont présents…

Les enfants s’asseyent sur les marches de ce même escalier toujours mouillé afin de mettre leurs chaussons…

Quel intérêt y a-t-il à faire le ménage quand les bâtiments sont occupés ? Cela ne sert à rien ! Pourquoi ce ménage n’est-il pas fait lorsque les bâtiments sont vides ? emoticone

Un dernier point concernant la propreté, il faut savoir que les couvertures utilisées pour la sieste des touts petits ne sont lavées qu’une fois par an ! Que les draps de lit sont changés au coup par coup quand cela est nécessaire ! Inimaginable ! Bonjour l’hygiène ! Surtout qu’actuellement les poux sévissent… emoticone

    D. La garderie

        Son problème est lié au ménage. Comment accueillir des enfants dans de bonnes conditions alors que le ménage est fait pendant qu’ils arrivent ou qu’ils attendent leurs parents, avec impossibilité d’accéder aux toilettes même pour boire… ? emoticone

En outre, pourquoi ferme-t-elle à 17h55 alors que dans le règlement de la cantine et des garderies, signé avec la mairie (document remis en début d’année scolaire), il est indiqué 18h00 ? Le site Internet de la mairie de Voiron annonce aussi 18h00 comme horaire de fermeture.

    E. La cantine         Du fait d’une cantine trop petite et d’un personnel en nombre insuffisant, les ATSEM sont dans l’obligation de faire 2 services de 30 minutes. Les enfants de maternelle sont trop petits pour manger convenablement en un si court laps de temps. De plus, personne ne sait ce qu’ils mangent réellement puisque le personnel encadrant est insuffisant !

Sait-on combien d’enfants retournent à l’école à 13h30 avec un estomac quasiment vide ? Qui sait s’ils se nourrissent suffisamment pour affronter un après-midi d’activités ? emoticone

Il est à noter aussi que pendant que les uns mangent, les autres restes désoeuvrés.

En outre, le serveur vocal pour l’inscription des enfants à la cantine est loin d’être toujours fiable. Il n’est pas rare qu’un enfant inscrit à la cantine, par le biais du serveur vocal, ne soit pas sur la liste le jour où il devait manger à la cantine. Comment cela est-il géré ? Imaginez l’inquiètude des parents qui ne peuvent quitter leur lieu de travail et qui apprennent par téléphone que leur enfant ne peut manger à la cantine parce que non inscrit sur la liste ! Et que sait-on de l’impact du problème sue le psychique de l’enfant ?

La cantine est censée ôter une épine du pied aux parents pas d’en rajouter. emoticone

    F. Les ATSEM

        Pour une école qui compte environ 160 élèvesn les ATSEM ont la charge de la garderie, de la cantine, d’une partie du ménage et bien sûr et surtout des enfants pendant le temps d’école. N’est-ce pas trop demandé pour seulement 4 personnes ?

Prenons un exemple concret : une ATSEM sur 27 heures de présence hebdomadaire élève n’a qu’une présence réelle auprès des enfants que de 17h30 dont 1h30 de ménage le samedi.

Sur les 4 ATSEM présent toute la semaine, ils ne sont que 2 le samedi. Pourquoi ? De plus, celle qui est avenue Jules Ravat se consacre au nettoyage du dortoir. Donc pas de présence auprès des enfants.

Pourquoi les ATSEM n’ont-ils pas un temps de 27 heures réelles comme ATSEM avec en plus du temps pour le rangement comme sur différentes communes ?

Maintenant que la liste des dysfonctionnements vous a été précisée par ce rapport, voici quelques solutions envisageables pour améliorer le quotidien de nos enfants, des enseignants et des ATSEM. 

II. Les solutions envisageables 

Commençons par celles qui semblent peu onéreuses :

  • Changer la chaudière le plus rapidement possible, l’hiver ne fait que commencer.

  • Faire intervenir une société de plomberie pour localiser le problème des odeurs d’égouts dans le bâtiment sis avenue Jules Ravat et pour déboucher le WC adulte au premier étage du bâtiment situé avenue Jean Jaurès. Uns fois le diagnostic établi, faire réaliser les réparations dans les meilleurs délais, y compris la révision des robinets. Il serait bien aussi de faire poser des paravents entre chaque petit pot de faïence pour un minimum d’intimité.

          Ces cloisons ont été obtenues à lo’école de la Brunerie. C’est également une recommandation de la PMI.

  • Demander au personnel, chargé de faire le ménage, d’accomplir ce travail en dehors des temps d’occupation des locaux, c’est-à-dire pas pendant les heures de garderie et d’école. Leur demander aussi de commencer leur tâche par le bâtiment sis avenue Jules Ravat pour finir par celui situé avenue Jean Jaurès lorsque la garderie est fermée (après 18h00 donc).

Ces propositions sont raisonnables et facilement applicables sans pour autant grever le budget municipal.

Les demandes suivantes sont beaucoup plus onéreuses et sont évidemment à prévoir à moyen et long terme :

  • Concernant les ATSEM, voici les horaires idéales souhaitées par les enseignants : une présence de 8h00 à 12h00 pour une aération des classes à 8h00 et pour du rangement de 11h30 à 12h00. Un retour à 13h15 pour l’accueil des enfants à 13h20 et pour du rangement de 16h30 à 17h00. Il est également souhaité une présence de TOUS les ATSEM tous les samedis, même ceux vaqués.

          Faisant ainsi 36h30 hebdomadaires sans avoir la charge ni de la cantine ni de la garderie, les enfants auraient des ATSEM plus disponibles et plus patients.

          Cette solution implique effectivement l’embauche d’autres personnes. Ils s’occuperont de la garderie et de la cantine.

          La solution proposée ici fonctionne parfaitement à Grenoble. Alors pourquoi pas à Voiron ?

  • Faire » exécuter le gros du ménage par une entreprise de nettoyage ou par un employé municipal, mais ce dernier ne s’occuperait que du ménage et de la lessive du linge de l’école. Le ménage débuterait par le bâtiment sis avenue Jules Ravat lorsqu’il n’y a plus personne, c’est-à-dire après 16h30. Une fois ce bâtiment nettoyé, poursuivre ce travail dans les locaux de l’avenue Jean Jaurès, après la fermeture de la garderie, soit après 18h00.

         Donc, organiser le planning des agents de nettoyage de façon à ce que le ménage soit fait lorsque les bâtiments sont vides et non pendant les temps de garderie et d’école !

  • L’école du Colombier date des années 1950, les locaux, habilités à l’époque pour accueillir du primaire, recoivent aujourd’hui des enfants de maternelle. Ils ne sont plus fonctionnels.

          Il est donc urgent de budgétiser une étude de faisabilité et une programmation afin de réaliser une adaptation des locaux au regard de l’âge des enfants de maternelle.

D’ailleurs, n’est-il pas envisageable d’agrandir le bâtiment du côté où se trouve le dortoir afin d’étendre l’espace de la salle de jeu ? L’extension permettrait de réaliser, à l’étage, un dortoir plus accueillant et plus adapté à la sieste des enfants, et une cantine au rez-de-chaussée. La cantine devra être suffisamment grande pour accueillir tous les enfants en un seul service. Et il devra y avoir un personnel suffisamment nombreux et compétent pour les encadrer.

N’est-il pas possible de permettre aux enfants fréquentant la cantine de bénéficier d’activités reposantes voire de faire une sieste avant de retourner en classe ?

 

En conclusion, il s’avère que l’école maternelle Jules Ravat nécessite une grande attention pour que les enfants bénéficient de bonnes conditions d’accueil.

Il est à noter qu’après le remplacement de la chaudière, il est urgent de prendre en compte l’état des sanitaires et d’y faire réaliser un diagnostic ainsi que les travaux nécessaires le plus rapidement possible. Nous sommes au XXIème siècle et nous faisons subir à nos enfants des conditions d’hygiène et de promiscuité que nous n’accepterions pas nous-mêmes !

La cantine et la garderie rencontrent aussi des problèmes qu’il serait temps de résoudre.

En ce qui concerne l’embauche d’un personnel supplémentaire, pouquoi ne pas se tourner vers les emplois jeunes et les CES ?

Quant au remaniement des locaux, il serait judicieux de prévoir à moyen terme une programmation dans le but d’élaborer un Programme Technique Détaillé qui permettra ensuite d’exécuter les travaux nécessaires.

Pensez-vous que cet article soit instructif ?

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